Rituel, discipline, masculinité et maîtrise.
Dans Corrida, Ivailo Stanev observe le monde qui entoure l’arène, là où l’image publique laisse entrevoir une réalité plus intime.

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CORRIDA suit les gestes, les temps d’arrêt et l’atmosphère de la tauromachie contemporaine. Ivailo Stanev s’intéresse depuis longtemps au monde qui entoure l’arène : ses rituels et sa discipline, ses codes de la masculinité, la préparation avant l’action et la concentration qu’elle exige.

Les photographies passent des espaces intérieurs au sable : une veste brodée posée sur une chaise, des mains qui ajustent le tissu avant l’entrée dans l’arène, la poussière soulevée dans un rayon de lumière, des silhouettes que le mouvement rend indistinctes. Ensemble, ces fragments révèlent une facette de la corrida rarement visible depuis les gradins.

Au centre se trouve l’homme derrière son rôle public. Le matador est façonné par la répétition, la maîtrise du corps, le courage et la tradition. Stanev porte souvent son attention sur les heures et les minutes qui entourent le spectacle, lorsque l’image cérémonielle laisse place à quelque chose de plus intime.

Photographié au fil de nombreuses années, CORRIDA témoigne de la fascination de Stanev pour un monde régi par le rituel, la discipline, l’histoire et le geste. Il l’observe de près, sans jugement, attentif aux personnes qui font vivre cette tradition et à ce qui disparaît généralement lorsque l’arène occupe toute la scène.